Hadrien Daudet – PHOTOGRAPHER

out of the box

Il était une fois dans l’ouest – Once upon a time in the west (1/2)

Calgary, Canada, 07/2012.

De loin, Calgary ressemble à une grande ville moderne et banale d’Amérique du Nord – un centre ville hérissé de gratte-ciels élégants et entouré, à perte de vue, de banlieues commerciales et pavillonnaires. Grâce au pétrole, la capitale de la province d’Alberta est devenue, en quelques décennies, l’une des villes les plus prospères du Canada.

Pourtant, chaque année, durant les deux premières semaines du mois de Juillet, elle retrouve son aspect d’ancien bourg agricole de l’Ouest canadien, à l’occasion du Stampede.

En 1912, il s’agissait d’une simple foire au bétail, avec une parade et un bon rodéo de province. Aujourd’hui, la fréquentation du Stampede sur dix jours est de plus d’un million de personnes – à titre de comparaison, celle du Burning Man est de 50 000 – et le spectacle est commercialisé comme « the greatest outdoor show on earth ».

Au centre d’un hippodrome de belle terre battue, les 120 meilleurs athlètes nord-américains de rodéo se rencontrent chaque jour dans une arène désormais légendaire, pour remporter un chèque final de 100 000 dollars.

Pour les professionnels, il s’agit d’un rendez-vous incontournable, car en marge du rodéo se négocient les gros contrats de sponsoring et les ventes de bétail et de matériel agricole.

Et pour des centaines de milliers de visiteurs,  c’est une grande fête populaire – l’occasion de se balader de manèges en spectacles, une saucisse grasse dans une main, une pinte de coca ou de bière dans l’autre. Tous arborent au moins un chapeau de cowboy sinon une tenue western complète.

Les journées sont rythmées par les grandes épreuves de rodéo et s’achèvent au crépuscule par les mythiques courses de char. Dans les gradins, le public, échaudé par la bière, le soleil et le montant des loteries (plusieurs dizaines de milliers de dollars) est littéralement hystérique. Entre deux courses, les hauts parleurs n’oublient pas de hurler que l’on doit cette belle fête à Wall Mart et autres enseignes et qu’il faudra s’en souvenir au moment de faire des achats.

Il convient à ce moment là de se retirer vers les granges où les conducteurs de chars et leurs équipes attendent leur tour. Ils suivent la course à la radio dans un silence religieux, en chiquant du tabac et en sirotant une bière. Et lorsque le soleil se couche très lentement, alors on se souvient qu’on est au far west.

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From afar, Calgary looks like a modern and mundane large North American city – downtown elegant skyscrapers surrounded by endless business and suburban neighborhoods. Thanks to oil, the capital of the province of Alberta has become in a few decades one of the most prosperous cities in Canada.

Yet every year during the first two weeks of July, it becomes again that same old western agricultural town, home of the Stampede.

In 1912, it was merely a cattle fair featuring a parade and a decent provincial rodeo. Today more than one million people attend the Stampede – Burning Man gathers about 50,000 – and the show is marketed as “the greatest outdoor show on earth.”

Every day for about 2 weeks, the top 120 North American rodeo athletes meet in the now legendary arena in the middle of a beautiful clay racetrack and compete to win a final check of 100,000 dollars.

For professionals also this is a major event since the big sponsorship contracts and the sales of livestock and agricultural equipment happen there.

And for the other hundreds of thousands of visitors it is a big fair – the opportunity to walk around and attend various shows with a hot dog in one hand and a pint of coke or beer in the other. Everyone wears at least a cowboy hat if not full western attire.

Each day is punctuated by major rodeo events and ends at dusk with the legendary chuck wagon races. In the stands, the crowd warmed up by the beer, the sun and the lotteries (tens of thousands of dollars) is now getting rather hysterical. Between races, the loudspeakers remind the audience that this great party is happening thanks to Wal-Mart and other retailers – and people should be wise to remember it when making purchases…

It is time to withdraw to the barns where the chuck wagon drivers and their teams wait for their turn. They follow the races on the radio in a religious silence while chewing tobacco and sipping a beer. And when the sun sets slowly, then one remembers what the far west looks like.

– click on the photos to enlarge –

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Written by hadriendaudet

2013/05/09 at 12:57

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